Pourquoi l’imposture se produit-elle ?


IRM

Traduction de la page 7 du numéro 23 du magazine BACK TO PRABHUPADA,
distribué gratuitement sur toute la planète.

Par Krishnakant

Ayant publié une montagne de documents établissant l’existence de l’imposture des gurus, pourquoi tant de dévots sont-ils encore incapables d’accepter les faits ? En cet article nous analysons certaines raisons.

Manque de formation

 En 1972, Srila Prabhupada écrivit prophétiquement :

   «Je crains que si nous nous développons trop de cette façon, nous nous affaiblissions et que graduellement tout soit perdu

 (Lettre de Srila Prabhupada, 22 juin 1972, soulignement ajouté)

 Ceci est évidemment exactement ce qui se produisit car cinq ans plus tard le mouvement se ‘perdit’ avec l’imposture des gurus. Dans la même lettre ci-dessus Srila Prabhupada révèle aussi la méthode pour éviter cela :

  « Vous devez donc particulièrement encourager les étudiants à lire autant que possible nos livres pendant la journée et leur donner des conseils judicieux pour les comprendre tout en les inspirant à étudier les sujets selon différents points de vue. […] Concentrons-nous sur la formation de nos dévots dans une parfaite connaissance de la conscience de Krishna , avec nos livres, nos cassettes et en discutant constamment […]. »

(Lettre de Srila Prabhupada, 22 juin 1972)

 Cependant la connaissance et la compréhension des sujets les plus fondamentaux sont si faibles que ceux qui sont prétendument les plus érudits dirigeants de notre Mouvement professent des inepties chaque fois qu’ils ouvrent la bouche. Nous le démontrons aisément dans la rubrique ‘Une erreur en chaque phrase’ (voir des exemples en BTP 22 et ce numéro).

La peur d’apprendre

 Srila Prabhupada mentionne souvent qu’il faut étudier ‘selon les différents angles’, mais les dévots sont pétrifiés par la peur d’étudier ou de parler d’une controverse qui pourrait les conduire à trouver des fautes et ainsi commettre une aparadha (offense) à Vaisnava. Mais Srila Prabhupada enseigne le contraire :

  « Un étudiant sincère ne devrait pas éviter la discussion de telles conclusions, les considérant controversées, car de telles discussions affermissent le mental et l’attache à Sri Krishna.

(Sri Caitanya-caritamrta, Adi-lila, 2.117)

  « Apaisunam signifie ne pas rechercher les fautes des autres ou les corriger sans nécessité. Naturellement appeler voleur un voleur n’est pas une calomnie mais appeler voleur une honnête personne est une grave offense pour celui qui progresse sur la voie spirituelle. »

(Bhagavad-gita telle qu’Elle est, teneur et portée, édition 1972)

  Débattre et affirmer la vérité, peu importe la controverse, n’est jamais cause d’offenses. Par contre, refuser la vérité est la causes d’offenses. BTP étudie audacieusement les enseignements de Srila Prabhupada de chaque point de vue sans crainte de la controverse qu’elle peut générer. Nous analysons les enseignements de Srila Prabhupada, de tous les angles de vue, en utilisant même les écrits de ceux qui s’opposent à leurs conclusions !

Degré d’instruction

  Mémoriser et lire sont une chose. Mais comprendre nécessite quelques outils d’études littéraires. Les documents d’IRM s’ouvrent toujours avec des «contradictions» et des arguments «d’homme de paille» parce que beaucoup de dévots n’ont pas saisi l’importance de ne pas contredire un argument que l’on vient tout juste de présenter, ni non plus confectionner un argument pour pouvoir l’attaquer (argument homme de paille). C’est évident, mais lisez les plus de cent cinquante documents de notre site internet, et pratiquement en chaque cas ces simples règles littéraires ne sont pas respectées par ceux qui s’opposent à IRM. De surcroît nous devons accepter la signification des mots de la langue anglaise puisque Srila Prabhupada s’exprimât par elle. Nous ne pouvons pas donner la signification qui nous convient. Par exemple :

a)     « Oui » signifie « Non »  - lorsque Srila Prabhupada dit « Oui, ils sont disciples » dans la conversation du 28 mai 1977 –  le document du GBC Disciple de Mon Disciple proclame que: «Srila Prabhupada pouvait dire oui, mais il ne l’a pas dit.» !

b)      «Quand» signifie «Je le fais maintenant»  - lorsque Srila Prabhupada dit «Quand je l’ordonne tu deviens guru», dans la conversation du 28 mai – le GBC proclame que cela signifie qu’il ORDONNE des gurus ici et maintenant. Et ainsi de suite.

Aucun concept de la preuve

 La connaissance sans savoir comment l’utiliser pour parvenir à des conclusions conduira aussi à l’égarement. De nombreux dévots ne comprennent pas que la vérité  exige des preuves flagrantes pour être établie. Par conséquent deux sources habituelles sont suffisantes pour établir des dogmes dans ISKCON : Le ‘témoignage’ d’une personne qui affirme que Srila Prabhupada ‘a dit ‘ ou des recherches en dehors des enseignements de Srila Prabhupada. Si nous nous étions strictement limités aux paroles enregistrées et aux écrits de Srila Prabhupada, de nombreux problèmes auraient été évités. Par exemple, certains prétendent que Srila Prabhupada leur a ‘secrètement  ordonné’ ou ‘chuchoté’ de devenir des gurus initiateurs et beaucoup ont cru aveuglément à ceci sans demander l’ombre d’une preuve !

  Un autre exemple de cette incompréhension du concept de la preuve réside dans la critique récurrente formulée à l’égard d’IRM : Nous sommes trop ‘légaliste’. Ce terme signifie ‘soucieux du respect de la loi’, et évidemment puisque nous transmettons seulement les paroles de Srila Prabhupada, cette ‘loi’ désigne les enseignements de Srila Prabhupada ou ses ‘livres de lois’, et non les lois du gouvernement. Cette critique est en fait le plus grand compliment étant donné que nous sommes accusés d’être trop fidèles aux écrits de Srila Prabhupada, ou à sa loi !

Motivation

 La clé de tout est donnée par Srila Prabhupada :

   « Aussitôt qu’une motivation personnelle s’introduit, il n’est plus possible de comprendre notre philosophie de la conscience de Krishna. »

 (Lettre de Srila Prabhupada, 21 septembre 1970)

  Parce que même si tout est correctement en place, si l’on possède une motivation personnelle, il ne sera pas possible de comprendre quoi que ce soit. Si l’on est désireux d’obtenir ou de conserver une position ou un service, de propager une quelconque philosophie personnelle etc., alors cet intérêt personnel garantira l’aveuglément aux faits, permettra de voir seulement ce qui fera progresser sa propre cause. Et ceci, bien sûr, a été l’histoire du mouvement pendant ces trente dernières années car tous les membres d’ISKCON ont soit, directement ou indirectement, soutenu cette imposture des gurus.

Conclusion

 L’ignorance et la motivation personnelle sont les deux piliers empêchant les dévots de marcher vers la lumière. Adhérer à IRM, où l’on a absolument rien à gagner si ce n’est la vérité (pas de propriété ni de revenu financier) et tout à perdre en termes de position, réputation, amis etc., détruit ces deux piliers en un seul coup !


S’il vous plaît chantez: Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna Krishna, Hare Hare,
Hare Rama, Hare Rama, Rama Rama, Hare Hare – et soyez heureux!